LA MORGATE YEUTOISE…. NOTRE MASCOTTE !!!

la morgte

En Vendée, comme en Bretagne, la seiche porte le nom de margate ou morgate, qui veut dire « lièvre de mer » en breton. En restauration, confondue avec les Sepiolida, voire les calmars ou les pieuvres, elles peuvent porter le nom de chipirons ou de supions ou d’encornets.
La seiche, comme le calmar se pêche avec un leurre artificiel, la turlute pourvue à son extrémité d’un grappin d’hameçon sans contre-pointes disposés en couronne.
Les seiches ou sépiides (Sepiida) forment un ordre de petits céphalopodes décapodes.
Leurs petits s’appellent les casserons. La seiche, longue d’une trentaine de centimètres pour la seiche commune est proche du calmar. On l’a classée dans le vaste phylum des mollusques. Elles possèdent un flotteur interne appelé sépion, une tête qui porte des bras courts munis de ventouses, ainsi que deux grands tentacules. La seiche est dotée comme tous les céphalopodes d’une vision sophistiquée. Elle peut changer de couleur (mimétisme) grâce aux chromatophores de sa peau, qui sont gouvernés par le cerveau. Grâce à ses tentacules elle peut prendre des objets et les manipuler. Par rapport aux autres invertébrés le cerveau est très développé. Elle projette un liquide noir, appelé sépia par un organe spécifique: le siphon (débouchant dans la cavité palléale). Ce liquide, aussi appelé l’encre ou noir lui permet de se dissimuler pour prendre la fuite.
La seiche fait partie des espèces qui comme les mammifères et les oiseaux, ont développé d’importantes capacités d’apprentissage par observation et de mémorisation (certains parlent même d’intelligence tant elle est capable de trouver des solutions à des problèmes). Des expériences conduites par Ludovic Dickel (spécialistes des seiches et poulpes) sur les juvéniles de seiche commune (Sepia officinalis) ont démontré que la mémoire de la sèche se développe précocement dans son ontogenèse.
Les seiches pondent leurs œufs en grappes appelées raisin de mer.
Cet ordre de céphalopodes décapodes comprend les familles suivantes :
famille Sepiadariidae Fischer, 1882
famille Sepiidae Leach, 1817
Il s’agit de l’animal qui change le plus vite de couleur, avec le poulpe et le calmar. Sa peau s’adapte en 2/3 de seconde au milieu où il se trouve : sable, rocher, plantes, … Le mollusque contracte ou dilate ses chromatophores (cellules élastiques remplies de pigments de couleurs différentes) en cas de danger ou pour passer incognito lorsqu’il chasse. L’homochromie se rencontre également chez certains poissons plats, tels les turbots ou soles, mais aussi chez l’hippocampe, la crevette, le caméléon, la rainette verte et le gecko.
A l’île d’Yeu de rares spécimens endémiques de morgates sont observés, par certaines nuits d’été, à la poursuite de leurs idoles chantantes et font preuves, pour les honorer ou tenter de les séduire, d’un mimétisme parfois saisissant… Jugez vous même :

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